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Rectifieur de moteurs : un métier diversifié et passionnant ... à l’avenir prometteur !

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As-tu déjà entendu parler de rectification automobile ? Philippe Maerten, fondateur de la société ARSA (Atelier de Rectification Service Automobile) nous explique les ficelles du métier et les opportunités du secteur. Grégory Soyeurt, jeune passionné d’automobile de 28 ans, travaille avec Philippe depuis la fin de ses études, il y a déjà 7 ans. Doté d’une solide expérience en rectification, il nous raconte son parcours et son intérêt pour ce métier varié et palpitant.

La rectification, au fond, ça consiste en quoi ?

Motorrevisie / Rectifieur de moteurs

Situé à Wauthier-Braine (dans le Brabant wallon), l’atelier Arsa s’occupe de réparer et rectifier toutes sortes de moteurs - anciens ou récents -, principalement des moteurs automobiles (de mobylettes, motos, voitures, camionnettes, camions, bus, etc.). Philippe Maerten, fondateur de l’atelier, nous en dit plus sur le métier : « Le travail du rectifieur consiste à déterminer la cause d’une panne de moteur et, après l’avoir démonté (en partie ou totalement), à réparer les pièces défectueuses en les usinant à l’aide de machines spécifiques. Par exemple, on peut surfacer une culasse légèrement déformée, rectifier un vilebrequin abîmé, aléser un bloc moteur usé, etc. Une fois les pièces remises à neuf, il suffit de remonter le tout, sans oublier de contrôler la qualité du moteur révisé ! »

Un secteur qui a de l’avenir …

Motorrevisie / Rectifieur de moteurs

Selon Philippe, le secteur de la rectification marche bien, il est même en plein essor.
Pour quelles  raisons ? « D’une part, les moteurs actuels sont plus fiables et pointus qu’avant, mais paradoxalement, ils sont moins tolérants : à la moindre erreur, tout peut bloquer. Il faut donc souvent les réparer. D’autre part, la tendance écologique actuelle incite plus à réparer un moteur qu’à le remplacer par un neuf, car fabriquer un moteur en partant de zéro génère beaucoup plus d’émissions de CO2. »

… mais qui doit aussi faire face à des défis !

Ce secteur semble pourtant souffrir d’un grand manque de personnel qualifié, tant en Belgique qu’à l’étranger. Philippe explique : « Nous cherchons réellement à engager des rectifieurs ou futurs rectifieurs. Au sein du Groupement des Reconstructeurs de Moteurs (de l’association Federauto), nous avons tous décidé d’ouvrir nos ateliers aux écoles, francophones ou néerlandophones, pour que les élèves puissent venir voir notre travail, et éventuellement effectuer leurs stages.
Les techniciens en automobile ou en mécanique générale sont les bienvenus chez nous. Ils pourront bénéficier d’une formation sur le terrain, au sein de l’entreprise, pour en apprendre davantage sur le fonctionnement d’un moteur et d’un véhicule en général, mais aussi pour approfondir leur travail sur les machines et améliorer leur précision. Par ailleurs, les technologies avancent très vite. Pour pouvoir suivre, il faut s’informer, notamment auprès des constructeurs ou en organisant des visites dans des usines, afin d’obtenir des infos sur des machines ou des pièces spécifiques. C’est exigeant mais en même temps très enrichissant. »